Petits crapauds du temps qui passe

Petits crapauds du temps qui passe

IZOARD

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Petits crapauds du temps qui passe : les crapauds sont des bestioles laides et flûtées. Faire chanter le rebut, tel est le pari, tenu, de Michel Valprémy. Il y a chez lui une mise au propre du monde et l'on est impressionné par la capacité de son écriture à faire monter est descendre le signe ascendant de l'image dans un va-et-vient forcené du sordide au sublime et du souillé à l'intact.

Laurent Albarracin

Jacques Izoard /Michel Valpremy, Petits crapauds du temps qui passeExtraits : « Ainsi vient l'époque
de l'insignifiance et de la désuétude.
Rien n'est présent
si ce n'est sur l'ongle
ce clair de lunule ! »« J'ai trié mes trésors. Un bon point, un péché gras. Je prie forêts et jardin, je prie le grand bœuf rouge. Et j'avale ma langue, mes dents, mes lèvres, ta nuque raide et le bleu du décor. Je grogne, je susurre (on riait, on soufflait loin tragus, rotule, canine et nombril). C'est fini. Bavard bave. Plus trembler, plus toucher ! Hiver au grabat, hiver d'août – glas des coqs et l'ombre en quatre-quarts. Sur l'œil qui suinte, mouches et fétus. J'ai vu sept mondes dans un bouquet de pauvre. J'ai vu lianes et garrots. L'ampoule vacille, se meurt. La table est nue, le lit sec. J'anime encore le diable à dard, et douze fois le cri du fou. Et puis, et puis, et puis, en douce, au brandon, sous la lune, je cherche mon crapaud. » 


DU MÊME AUTEUR
AUX ÉDITIONS DE
L'ATELIER DE L'AGNEAU




14,00 €

EAN139782930188959
ThèmeThème non précisé
DisponibilitéDisponible
ISBN102930188952
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